PhD en intelligence artificielle
Ma thèse : des agents qui s’organisent eux-mêmes.
« Une architecture d’agents pour la simulation : le modèle YAMAM et sa plate-forme Phoenix ». Doctorat en informatique, INSA de Rouen, laboratoire PSI, soutenu le 27 juin 2003.
Le problème
Simuler des catastrophes pour former ceux qui les gèrent.
Former les officiers de la Sécurité Civile à la gestion de crise suppose des simulations réalistes : des scénarios qui évoluent, des événements imprévus, des acteurs qui rejoignent l’exercice à tout moment, parfois à distance. Des simulateurs figés s’y prêtent mal.
Le domaine des systèmes multi-agents manquait par ailleurs de formalisme : chaque projet réinventait ses propres mécanismes. L’enjeu était de proposer un modèle générique, réutilisable bien au-delà de ce premier cas d’usage.
Les apports
Un modèle, une plateforme, une application réelle.
Le modèle YAMAM
Un modèle organisationnel où les agents tiennent des rôles selon leurs compétences. Chaque rôle se décompose en tâches, et un agent peut déléguer à d’autres celles qu’il ne sait pas réaliser.
L’énergie comme moteur
Chaque agent cherche à maximiser son énergie, échangée au fil des interactions. Les agents inefficaces s’éteignent progressivement : le système s’auto-organise et s’adapte. Le modèle distingue agents réactifs et agents cognitifs, dont certains apprennent.
La plateforme Phoenix
Un middleware générique, développé en C# .NET, pour créer des applications multi-agents : migration d’agents, architecture pair-à-pair, services web, passerelle vers la grille de calcul, persistance et sécurisation des échanges.
Le projet ANTIC
Première application industrielle : un simulateur de formation pour les officiers de la Sécurité Civile, qui a permis de valider le modèle et la plateforme en conditions réelles.
Et aujourd’hui ?
Des fourmis aux grands modèles de langage.
Les agents de 2003 étaient simples : des entités réactives ou dotées de quelques compétences, dont l’intelligence venait surtout de leur organisation collective, un peu comme une fourmilière. Les agents IA d’aujourd’hui s’appuient sur de grands modèles de langage capables de raisonner et d’utiliser des outils.
Les questions de fond, elles, n’ont pas changé : comment répartir les rôles, déléguer les tâches, faire coopérer des agents autonomes et garder le contrôle sur l’ensemble ? C’est ce recul que j’apporte aujourd’hui dans les projets d’agents IA.
Un projet d’agents IA ?
Un premier échange de 30 minutes, sans engagement. marc.savall@incrementum.fr · 06 19 18 06 16
